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Hier Nahel, maintenant Wanys, des morts jusqu'où,tués par la police ?

La marche blanche pour Wanys vient de se terminer. Jusqu'où les violences policières dans les quartiers ? Un texte de Mornia Labssi.



Nous avons appris, le 13 mars le décès tragique de Wanys, un jeune adolescent âgé de 18 ans, qui a été mortellement percuté par une voiture de police à Aubervilliers mercredi dernier.

De nouveau, comme pour le jeune Nahel, tué a bout portant par un policier le 27 juin dernier, le système policier invoque un refus d’obtempérer (loi 2017 permis de tuer). Or, les images diffusées sur un grand nombre de réseaux montrent que le scooter de Wanys a été percuté en face à face par un véhicule de la Bac, lequel a déboîté pour éviter un véhicule taxi.

Des informations concernant Wanys et ses soi disantes actions infractionelles ont circulé dans les médias dès l’annonce de son décès.

Nous déplorons ces pratiques caractérisées par une inversion des responsabilités.

Cette tragédie met en lumière une réalité bien trop fréquente dans nos quartiers populaires, celle de la criminalisation systématique des enfants et plus généralement des habitantEs de nos cités.

Wanys était un jeune homme plein de vie, aimé et apprécié par sa famille, ses amis. Sa mort prématurée laisse un vide immense dans le cœur de ceux qui l’aiment. Tant d’enfants des quartiers populaires ont été tués par la police.Tant de vies ont été broyées après ces tragédies .

Cette perte tragique doit nous rappeler l'urgence de remettre en question le système policier qui conduit à cette issue fatale.

Trop souvent, les enfants des quartiers populaires sont victimes d'une stigmatisation injuste et d'une suspicion permanente de la part des autorités. Cette criminalisation systématique alimente un cercle vicieux où des jeunes innocents sont perçus comme des criminels potentiels, ce qui justifie une surveillance accrue et des interventions policières trop souvent disproportionnées.

La mort de Wanys doit être un cri d'alarme. Nous devons remettre en question les politiques et les pratiques qui conduisent à la criminalisation des enfants des quartiers populaires.

Il est essentiel que justice soit rendue et que les responsabilités soient clairement établies. La vie de chaque enfant compte, quelle que soit son origine et son milieu social.

En cette période de deuil, nous exprimons notre solidarité et notre soutien à la famille de Wanys, ainsi qu'à tous ceux qui sont touchés par cette tragédie. Nous devons nous unir pour exiger un changement réel et mettre fin à la criminalisation systématique des enfants des quartiers populaires.

Coudes à coudes s'engage à continuer de lutter pour la justice sociale, l'égalité et contre toutes les discriminations.

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